Saturday, April 12, 2008

Galette des Rois

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Bien sûr une recette que j’ai faite il y a deux mois. Mais ça vaut quand même la peine d’en parler. Pourquoi est-ce important ? Bien évidemment parce que la galette est une tradition en France, et que c’est une événement familial autour d’un gâteau. Ici, à moins d’acheter un gâteau très cher dans les beaux quartiers, pas moyen de trouver une galette. Bien sûr il y a des équivalents dans le sud vers New Orleans, mais le gâteau est différent et la tradition est aussi différente. Donc la seule solution c’était de faire le gâteau moi-même, avec l’aide de ma voisine qui aime bien faire la popotte aussi. La recette est du livre Lenôtre que Maman utilise depuis les annès 70’ et dont j’ai une copie. C’est un livre extraordinaire, dont les photos me rappellent une enfance douce et sucrée, remplie de crêpes, de gaufres et de gateaux basques. Les recettes y sont plutôt compliquées, mais infaillible et à chaque fois que je fais une recette de ce livre, j’ai l’impression, pour le temps d’un après-midi, d’être aussi exigeant, précis et authentique que lorsque Maman fait la cuisine.
C’était donc un bon moment de patisserie, c’était une bonne excuse pour rassembler des amis, et pour faire vivre une tradition qui sans ce gâteau à la délicieuse pâte d’amande, n’aurait pas de raison d’être.

Vous remarquerez que la couronne est faite maison, made by Alex et que la fève est un petit jouet en céramique acheté pour l’occasion.



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Une fois la couche inferieure etalee, mettre la pate d'amande et ne pas oublier la feve





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Mettre la deuxieme couche dessus et chiqueter sur les bords afin de souder les deux couches





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Badigeonner de jaune d'oeuf sur le dessus et faire de jolis dessins avec l'arriere de la lame d'un couteau



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Cuire jusqu'a ce que la galette soit bien doree et que ca sente bon dans toute la maison



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Brigitte Bardot serait contente, personne n'a avale la feve par inadvertance

« Aller chercher la verticalité »

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Vous avez sans doute remarqué que je n’écrit pas beaucoup en ce moment. Pourtant je continue à cuisiner, j’ai juste beaucoup de choses qui se passent en même temps. Je change de boulot, je lis des vieux bouquins sur les cocktails d’avant la prohibition, je continue d’acheter des kilos de poitrine de porc pour faire du Pork Belly braisé et des rillettes pour un régiment. En plus on m’a offert pour mon anniv’ une cocotte minute/stérilisateur professionelle pour faire des conserves, confitures et autres bocaux de bonnes choses à conserver et à partager entre amis. Mais tout ça c’est pour plus tard. Aujour d’hui, je veux juste parler d’une salade toute simple que nous avons faite. Encore une fois, je suis parti de ce que j’aime : une salade que j’aime beaucoup, la frisée, qui peut sembler très banale en France mais qui est un peu un luxe ici, on ne la trouve pas partout. Du maïs, juste bouilli 10 minutes dans de l’eau bouillante, parce que le maïs frais est dix fois meilleur que le maïs en boîte, et que c’est super facile à faire, une peu de Gruyère, et une bonne vinaigrette aux échalottes. Une tranche de saumon cuit à la poêle tout simplement et rapidement, car le saumon, comme le thon, sont des poissons qu’on peut se permettre de cuire un peu moins, car c’est bon cru aussi. Et bien sûr, dresser la salade en empilant les éléments, ça donne toujours l’impression que c’est meilleur !

Saturday, March 8, 2008

Mes Soba Maison



Bon alors ça c’est une complète invention. De quoi suis-je parti ? Simplement de mon obsession pour les nouilles. J’adore les nouilles. J’adore les nouilles en soupe. J’adore les soupes de nouilles. C’est plus fort que moi.
Evidemment cela vient du phở, du mì, de ces grands bols fumants que j’associe aux déjeuners en famille, le dimanche, à la maison ou bien dans le quartier chinois. Lorsque je mange un bol de soupe de nouilles, je me sens comme chez moi. A chaque fois que je vois un restaurant dont le nom a le mot « noodle », j’ai toujours envie d’entrer et voir ce qu’ils font. Parfois, ça m’arrive de m’arrêter dans un restaurant chinois où ils font des soupes de nouilles, de m’asseoir, de commander le plat le plus simple et de me fondre là, parmi tous les chinois, à « slurper » ma soupe à grand bruit. Bien sûr ce que je préfère c’est aller dans un restaurant comme « New Pasteur » sur Baxter Street, où ils parlent vraiment vietnamien, où les enfants du patron jouent derrière le comptoir, où ils prennent la commande en me parlant en vietnamien, ou bien Phở 75 à Philadelphie, dans le quartier vietnamien, c’est un restaurant où ils ne servent que du phở. Que ça. Vous ne pouvez pas commander autre chose, autant dire qu’ils le font plutôt bien, le phở. Cela correspond bien à ce que Maman dit toujours : il vaut mieux aller dans un petit restaurant où ils font très bien un petit nombre de plats, plutôt qu’un endroit où ils font de tout et où rien n’est bon. Par exemple : le Diner. Le Diner où l’on peut commander un sandwich grec, une pizza, un burger, une bolognese, une soupe à l’oignon, un falafel.

Mais revenons à notre petite création du jour. Je suis donc parti des nouilles, mais pas n’importe quelles nouilles. J’ai utilisé des Soba Noodles, pas aussi bonnes que les Soba faites maison de Sobbaya, mais quand même de bonne qualité. J’aime bien les nouilles Soba parce que c’est fait avec du blé complet et ça a une bonne texture, presque veloutée. Je les trouve à la superette de hipster dans mon quartier.
Pour le bouillon, c’est simplement une base de bouillon de poule, à laquelle j’ai ajouté de la sauce de poisson et de l’anis étoilé,
J’y ai fait cuire des oignons, des courgettes, des « scallions » (oignon vert ?).
Pour la viande j’ai utilisé du Tempeh, une sorte de viande à base de soja, que j’ai fait cuire dans une poêle avec de la sauce de soja. J’ai aussi utilisé un œuf qui me restait, et que j’ai cuit en crêpe très fine puis découpé. Comme garniture, un petit peu de salade verte, et c’est tout ; quand tout est prêt et découpé, il suffit d’assembler et de présenter tour cela joliment.

Soba Noodle Soup improvisée

1 paquet de nouilles Soba
200 ml de bouillon de poule
300 ml d’eau
anis étoilé (1 étoile)
50ml de Nuoc Mam (sauce de poisson), ajuster au goût
1 courgette coupée en deux en longueur, puis en tranches
1 onion découpé en lamelles
2 tiges de scallions
salade verte découpée en lamelles

Faire cuire les nouilles 5 minutes dans l’eau bouillante, égoutter, rincer à l’eau froide et laisser de côté.
Faire le bouillon avec le bouillon de poule, de l’eau, y ajouter l’anis étoilé, la sauce de poisson, l’oignon, la courgette et les scallions, faire frémir le tout 10 minutes.
Pendant ce temps, découper le tempeh et le faire cuire dans une poêle en assaisonnant avec de la sauce de soja.
Battre l’œuf avec une pincée de sel, faire chauffer une poêle et verser l’œuf battu sur la poêle chaude en faisant en sorte que l’œuf se répartisse sur toute la surface de la poêle comme une crêpe très fine. Une fois la crêpe cuite, la rouler et la découper en petites lamelles.

Assembler en mettant les nouilles dans un bol, ajouter la salade, puis verser le bouillon, déposer le tempeh et la crêpe découpée. Garnir avec du scallion coupé en petits morceaux.



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Les nouilles au fond du bol

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... salade

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... bouillon

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... oeuf

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... tempeh


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A table!

Sunday, February 10, 2008

Tết en tête-à-tête


Bonne année du rat ! Et oui c’est de nouveau le nouvel an du calendrier lunaire. C’est une fête importante. C’est une fête où toute la famille se retrouve et où les petits-enfants manifestent leur respect des grands-parents et des ancêtres. L’année dernière j’ai fêté le Tết avec Dinh-Thuy, Tam, Marie et Alex. Il y a deux ans c’était avec Dinh-Thuy et Mathieu. Cette année c’est juste moi et Alex, mais cela ne m’a pas empêché de préparer un dîner de Tết très typique : Bánh tét, Gỏi cuốn et Thịt Kho. Encore une fois je n’ai pas pu résisté à la tentation de faire du Thịt Kho avec du “pork belly” (Poitrine de porc fraîche), si bonne et si fondante après quelques heures de cuisson que ça donne envie d’élever des porcs soi-même.

Je ne me souviens pas avoir mangé du Bánh tét à la maison tous les ans, et je crois que c’est plutôt Dinh-Thuy qui m’y a initié lorsqu’elle avait acheté un Bánh chưng. Quoi qu’il en soit c’est une très belle et délicieuse tradition. Bánh tét est un gâteau de riz gluant cuit à la vapeur dans des feuilles de bananier. La farce est faite d’une pâte de haricots et du porc.
Le résultat est surprenant : un mélange très complexe de saveurs, enrobé par l’odeur très agréable des feuilles de bananiers. Nous avons acheté notre Bánh tét au marché vietnamien de Philadelphie qui a des produits de très bonne qualité.
Pour connaître le différence entre Bánh tét et Bánh chưng, cliquez ici sur Bánh tét et Bánh chưng

plats du tet

Les trois plats: Bánh tét, Gỏi cuốn (rouleau de printemps) et Thịt Kho (porc au caramel).

belle table du tet
Notre belle table du Tết


Thit Kho
Du « pork belly » braisé dans du caramel et de la sauce de poisson, c’est si bon

Monday, December 31, 2007

JOYEUX NOËL ET BONNE ANNÉE !



C’est nouveau, et c’était un exercice imposé par Maman qui m’a laissé faire les amuses-bouches pour Noël. C’était très amusant de faire de jolies petites créations, ça change des gros plats en sauce. J’ai quand même réussi à faire de la queue de bœuf braisée au vin rouge : on a beau faire dans la finesse, on en revient toujours quand même à ce que l’on aime vraiment. Les pommes de terre au caviar, c'est pris de Ms Glaze.

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Rillettes de queue de Bœuf au vin rouge, sur lit de mini pommes sautées


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Soupe de courge Butternut avec Jambon Parme et Crème Fraîche